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Juridique et Cgt.

Juridique et Cgt.

En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


Un chantage inqualifiable jeudi

Publié par cgtst2n sur 20 Septembre 2011, 19:29pm

Catégories : #Soutiens

logo cgtFonderie du Poitou Aluminium

Déclaration de la Confédération Générale du Travail, de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie et de l’Union Départementale de la Vienne sur la situation de la Fonderie du Poitou Aluminium (F.D.P.A.) texte en pdfLa CGT condamne avec fermeté le chantage inqualifiable du groupe Montupet sur les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium de Châtellerault dans la Vienne.

En exigeant une baisse des salaires de 25% et en pratiquant le chantage à l’emploi, Montupet prend le risque d’une catastrophe sociale et de l’implosion d’un outil industriel, lourdes de conséquences dans un bassin d’emplois qui a déjà été lourdement sinistré ces dernières années.

Au nom des « sacro‐saintes » marges des constructeurs donneurs d’ordres tels que Renault et Peugeot, c’est une mise en concurrence sauvage des salariés pour garantir les profits des actionnaires.

Les faits sont là, depuis la vente par Bavaria au groupe Montupet de la Fonderie Aluminium de Chatellerault sous la bienveillance de Renault aucun centime d’euro n’a été investi dans l’entreprise mais 2,2 Millions d’euros ont été prélevés dans la trésorerie du site au titre des frais de sièges de Montupet.

Chacun doit prendre ses responsabilités : Les pouvoirs publics, actionnaires de Renault. Renault SA, qui a cédé cette Fonderie en 1998 pour faire de l’argent facile et aujourd’hui principal donneur d’ordres, doit reprendre la FDPA.

C’est cette solution qui a prévalu pour la SBFM en BRETAGNE, cela permet aujourd’hui le réinvestissement dans l’outil industriel de plus de 100 Millions d’euros et l’ouverture du bureau d’embauches.

Pour sa part, Montupet a tout à gagner à revoir à la hausse les rémunérations et qualifications de ses bases nationales en refusant le diktat des donneurs d’ordres de produire toujours au « moins‐disant social ».

La CGT et ses organisations se placent résolument aux côtés des salariés de la FDPA dans l’action pour obtenir satisfaction à leurs légitimes revendications et seront à leurs côtés pour les soutenir dans leurs démarches.

 

Montreuil, le 15 septembre 2011

 

Beaucoup d'autres salariés en France sont en lutte pour la sauvegarde de l'emploi et que la production reste en France (STILL et LIPTON ELEPHANT........), mais les médias nationaux n'en parle pas ou trés peu.

 

Ils préférent nous donner des nouvelles de DSK, ce qu'il fait ou il se va etc.. 

 

Les salariés de LIPTON eux appellent au boycott tant que la direction maintient le projet actuel.

 

Pour mémoire:

Thé Eléphant : une grande marque française prise dans l'empire Unilever

La marque Thé Eléphant, un des fleurons actuels du groupe britannique Unilever, est le résultat de plus d'un siècle de développement industriel et de travail dans la région marseillaise. Grâce à Thé Eléphant et à son autre marque Lipton, Unilever contrôle 65 % du marché mondial du thé.

Créé à Marseille en 1892 de manière d'abord artisanale, Thé Eléphant industrialise rapidement sa production et ouvre en 1927 sa grande usine historique à Marseille, avenue Camille Flammarion dans le 4ème arrondissement. Cette usine emploiera jusqu'à 400 personnes dans les années 1960.
Afin de poursuivre son développement, Thé Eléphant s'ouvre à des investisseurs, avec la prise de contrôle par le groupe Ricard en 1969.
En 1972, Thé Eléphant est racheté par le groupe anglo-saxon Unilever. Celui-ci crée une filiale, Fralib, dédiée à la production de thé qui comptera jusqu'à 3 sites de production en France : Poitiers, le Havre et Gémenos.

Afin de moderniser et développer la production, Unilever transfère en 1989 la production de Marseille (fermeture de la vieille usine) à la zone de Gémenos. Ce transfert s'effectue avec d'importantes aides publiques locales, dans le cadre de la reconversion des chantiers navals de la Ciotat qui étaient implantés à Gémenos. L'usine de Gémenos produira ainsi jusqu'à 2 milliards de sachets de thé par an.

Unilever : l'empire des produits de grande distribution

Unilever est le 3ème groupe mondial de produits de consommation courante. 150 millions de personnes consomment chaque jour des produits Unilever.
La firme possède un immense portefeuille de marques : glaces (carte d'Or, Miko, Magnum, Ben and Jerrys), lessives (skip, omo, CIF etc), hygiène (Dove, Axe, Signal etc), alimentaire (Knorr, Amora, Alsa, Lipton, Thé éléphant) etc

La firme connait une croissance soutenue depuis 10 ans et une rentabilité éclatante :
- 44 milliards d'euros de chiffre d'affaires 2010
- 4,6 milliards d'euros de bénéfices 2010

Unilever, roi du dumping et des licenciements boursiers

Afin d'accroitre sa rentabilité, Unilever est lancé depuis 2000 dans une course à la réduction des coûts, grâce à des plans de délocalisation et d'externalisation.
Unilever est aussi expert en dumping fiscal : il utilise en France le système des "prix de cession" qui permet, via d'habiles facturations entre filiales, de dégonfler artificiellement le bénéfice imposable d'un groupe. Via une structure suisse, Unilever économise ainsi 60 millions d'euros par an en impôts français.

247 000 salariés en 2000 -> 167 000 en 2010
= soit une baisse de 33 % des effectifs en 10 ans

Un premier plan de restructuration 2000-2007 a supprimé 53 000 emplois dont 4 500 en France.
Un second plan lancé en 2007 prévoit la suppression de 20 000 emplois supplémentaires.

Plusieurs sites de production rentables sont touchés en France :
- 2008 : 250 salariés licenciés à l'usine Miko de Saint-Dizier (Haute Marne). Alors que l'usine était bénéficiaire.
- 2008 : fermeture d'une usine Amora à Dijon, 300 salariés licenciés (usine bénéficiaire de 25 millions d'euros en 2007)
- 2010 : annonce par Unilever de la fermeture de Fralib Gémenos et de la délocalisation de la production en Belgique et en Pologne

La liquidation de Fralib à Gémenos

Fralib, la filiale Thé d'Unilever, comptait 650 salariés en 1997 sur 3 sites de production en France à Gémenos, Poitiers et au Havre. En 2010 seul le site de Gémenos subsistait avec 182 salariés. L'usine du Havre a fermé en 1998 (150 emplois supprimés) et une cinquantaine de ses salariés ont alors accepté de venir travailler à Gémenos en abandonnant leur vie au Havre. Pour eux, la fermeture de Gémenos sonne comme un cauchemar à répétition.

La direction d'Unilever a annoncé en septembre 2010 la fermeture de l'usine de Gémenos et la suppression des 182 emplois.

Cette décision de fermeture a été suspendue en février 2011 par la justice pour justification insuffisante et défaut d'information du Comité d'entreprise : le motif économique de la fermeture est en effet douteux puisque l'usine est rentable. Le plan social proposé par Unilever a aussi été annulé par la justice pour insuffisance compte tenu de la taille du groupe et de ses moyens financiers. Les reclassements proposés sont en effet très limités (par exemple seulement 2 postes de techniciens de maintenance proposés pour 46 suppressions).

Faute de nouvelle information plus significative et d'amélioration réelle du plan social, les syndicats ont à nouveau saisi la justice en référé. La décision est attendue le 29 juin.

Le projet de reprise par les salariés en coopérative se heurte à Unilever

L'usine est rentable et dispose de son propre marché en France puisque 70 % de la production est vendue en France (les 30 % restants en Europe).

Les salariés de l'usine de Gémenos ont une forte productivité : leurs salaires ne représentent que 15 centimes d'euros sur une boite de thé vendue autour de 2 euros, soit à peine 7,5 %.
Le PDG mondial d'Unilever a un salaire annuel qui représente la moitié de la masse salariale totale des 182 salariés de Géménos.

Avec le soutien de la région, les salariés, encadrement compris, ont proposé de reprendre l'activité en coopérative. Unilever s'y oppose catégoriquement et refuse de céder la marque Thé Eléphant.

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Photos Fête de L'Humanité 2011

 

Pour les STILL :

 

Les 255 salariés de l’usine Still de Montataire, fabriquant des chariots élévateurs, vont être licenciés prochainement suite à l’annonce de la fermeture de leur usine, sans compter les suppressions d’emploi chez les sous-traitants.

La série noire s’allonge avec les 65 salariés d’Akzo Nikkon paint, les 60 salariés de Loctite, les 70 salariés de Roussillon Logistics et le plan social de Goss avec 318 salariés licenciés soit 50% de l’effectif. A tout cela, il faut ajouter de nombreux dégraissages dans les entreprises et les suppressions de poste dans la fonction publique. Le bassin creillois ne doit plus être la victime de la mondialisation libérale et de la finance internationale…

Selon la CGT Métallurgie de Montataire, l’usine Still, qui fait des bénéfices et dont le carnet de commandes de chariots élévateurs est plein pour trois mois, est fermée pour éponger les pertes du groupe allemand Kion, deuxième producteur mondial de chariots élévateurs, dont le capital est aujourd’hui détenu par le fond de pension Goldman Sachs, et qui s’apprête à entrer en bourse d’où la liquidation de Still pour prouver aux opérateurs des marchés financiers sa capacité à supprimer des emplois pour améliorer les profits des actionnaires.

Le plan social doit être présenté le 19 juillet en pleine période estivale, ce qui est commode pour la direction. En tant que syndicalistes et enseignants, nous ne pouvons qu’exprimer notre solidarité avec ces travailleurs qui risquent de perdre leur emploi. Le bassin creillois a trop souffert des politiques libérales ayant conduit à un effondrement de l’emploi industriel. Nous ne le voyons que trop, nous qui côtoyons les familles de nos élèves, souvent en situation de souffrance sociale, nous qui voyons nos élèves dans l’obligation de quitter la région pour trouver un emploi ailleurs alors que nos établissements scolaires proposent une offre de formation pouvant être axée sur l’industrie.

Les plans sociaux pour le seul enrichissement des actionnaires et la destruction des services publics voulue par le gouvernement avec dans le domaine de l’éducation la mise en place du label ECLAIR pour la majeure partie des établissements scolaires du primaire et du secondaire du bassin creillois et dans le dans le domaine de la santé publique la fusion entre l'hopital public de Creil et de Senlis ayant pour but de réduire l'offre de soins, font de cette région une marmite sociale en ébullition prête à exploser.

 

Solidarité avec les salariés: signez la pétition:

http://www.ce-still-montataire.fr/petition/

 

 

 

 

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