Les 3 signent un texte en prétendant que le patronat a fait un geste alors que chacun sait qu'il n'en est rien et que l'engagement à avoir des négociations dans les branches n'engage à rien en matière de création d'emploi.
La messe est donc dite : seule l'action de masse peut contraindre patronat et gouvernement à prendre en compte les intérêts des travailleurs.
La préparation du 18 mars est donc la priorité des priorités ; du 18 mars et de ses suites.
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Par ailleurs le schéma qui revient sans cesse, la signature de la CFDT, de la CFTC et de la CGC permettant à Sapin et au pouvoir socialiste de se réclamer de l'appui des syndicats au nom d'un vote majoritaire au terme du test de représentativité pose la question de la réalité et de la vérité de ces résultats sous contrôle du ministère du travail … et plus probablement encore sous contrôle dans les entreprises de la main patronale !
Car le constat est là : les syndicats signataires ont tout juste la majorité nécessaire pour que leur signature permette de valider l'accord et de le transférer au parlement, tandis que les syndicats plus contestataires disons, ratent de peu les 50 % pour pouvoir s'opposer légalement aux dits accords.
Du sur mesure on vous dit !
Car si on se rapporte aux dernières élections prud'hommales (2008-2009) qui sont une mesure plus juste et plus indépendante de l'intervention patronale on a les résultats suivants :
CGT : 33,98%
CFDT : 21,81%
FO : 15,81%
CFTC : 8,69 %
CGC : 8,20%
Ce qui donne :
CGT+FO : 33,98+15,81 = 49,79 %
CFDT-CFTC-CGC : 21,81+8,20+6,25 = 36,26 %
Donc un bloc signataire des accords sociaux très nettement minoritaire.
On comprend alors pourquoi aussi, le ministre Sapin ne veut plus d'élections aux prud'hommes.!
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