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Juridique et Cgt.

Juridique et Cgt.

En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


Grece

Publié par cgtst2n sur 14 Février 2012, 19:39pm

Catégories : #Soutiens


La CES condamne la baisse du salaire minimum. La Confédération européenne des syndicats (CES) juge inacceptable la décision imminente du gouvernement grec de réduire le salaire minimum en Grèce. Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES a déclaré : « La décision qui risque d’être prise par le gouvernement sous la pression de la Troïka va à l’encontre total de l’accord pris entre les partenaires sociaux. Il s’agirait d’un démantèlement pur et simple des conventions collectives nationales et d’une violation des Conventions du Bureau international du Travail. C’est inacceptable. La CES va faire pression auprès des institutions européennes pour alarmer sur la gravité de telles décisions. La Grèce s’enfonce dans la dépression et on lui impose plus d’austérité. Cette politique est désastreuse et sans issue ». Par ailleurs, la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics s’est exprimée le 9 février à la veille de la grève de vendredi et samedi derniers. Carola Fischbach-Pyttel, sa secrétaire générale a exprimé l’opposition de la FESP à la proposition de réduire le salaire minimum à 520€ et d’abolir les conventions collectives. « C’est punir les travailleurs qui ont déjà du mal à survivre. Cela aggravera la crise sociale et revient à une sorte de guerre de tranchées des puissants contre l’Etat providence ».
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cr LOUNIS 2 25/02/2012 15:24


Salut camarades,


 je t’écris ce commentaire dans le but d'apporter quelques précisions concernant la CES mais également pour mettre en perspectives certaines de ces positions.
 tu fais allusions dans ton article de la condamnation par bernadette ségol du projet de la troïka d'abolir les conventions collectives grec mais également d'abolir la notions de minimas
salariales.
 Avant d'attaquer mon propos, je vous propose un peu d'histoire. La période 2004/05 marque le début d'une phase de récession en ce qui concerne l'industrie de l’électronique.


 suite a cette période de récession, nous avons assisté à une prise d'initiative de la part de certains syndicats en France et en Allemagne concernant une des plus grosses erreurs en matière
de luttes syndicales depuis presque 20 ans.


 les directions de Bosch en france (2005), mais aussi siemens en allemagne (2004) avaient entrainé sur un terrain plus que glissant les centrales syndicales en les mettant devant un principe
économiques basique (pour ne pas dire absurde) dont les dangers et les limites sont maintenant connus de tous (puisqu'il ne sont qu'un premier pas vers la délocalisation!!!!)



les deux principales centrales syndicales des deux firmes citées plus haut ont pour la petite histoire avalisé une augmentation du temps de travail (passage de 35 a 39h) avec réduction de
salaires pour les personnels cadres de 10%.
> la CES, a l'époque ne c'était pas prononcée sur le fond comme sur la forme de cette capitulation idéologico-syndicale offrant la voie libre a ce chantage en créant (même si le terme n'est
pas tout a fait approprié) une jurisprudence.
 Ce que je reproche a la CES, c'est justement de s’être laissé embarqué dans cette manœuvre financiaro/financière par les organisations patronales européenne au point même, que le mot
d'ordre de la CES qui était pour simplifier travail décent, salaire décent s'en est retrouvé biaisé puisque la encore, au lieu d'être la force de proposition que l'ont attend, elle en deviens une
institution européenne de plus, capitularde et reformiste (au sens pejoratif du terme) face aux organisations patronales qui elles, claironnent a tout bout de champs (et a l'unisson) que la
baisse du chomage et la remise a niveau de l'economie européenne ne se fera pas sans rogner sur les acquis sociaux et la baisse du cout de production (au detriment du salarié).


 


il s'agit de quelques chose de grave, dans le sens ou, les organisations patronales ont réussis jusqu'a biaiser les dialectiques de beaucoup de centrales syndicales européennes en les obligeant a
jouer non plus sur le terrains de la revendications pour des conditions de travail, mais a implorer les entreprises de ne pas suspendre leur activité pour conserver des bassins d'emplois.


la dessus, on se retrouve avec le salaire, principale base de négociations salariale avec l'employeur relégué au rang de vulgaire facteur de pression inflationniste en cas de hausse, et bouton
magique sur lequel appuyer pour accroitre la compétitivité en cas de baisse.


Enfin, et je concluerais la dessus la derniere chose que l'on peut reprocher a la CES reste encore et toujours sa faculté a négliger l'importance de la négociation politique en s'enfermant dans
un rituel de condamnation systématique des politiques libérales sans pour autant appuyer ces quelques revendications ( baisse du temps de travail, programme sur le plein emploi...) par des moyens
de mise en place clair n'impliquant pas uniquement des conclusions d'obscurs analystes économiste mais en preparant égalant de plan prevoyant des légifération obligatoire a la mise en place de
ces propositions lui permettant également de ne pas être impliquée dans des projets "auto-sabordé" par les pouvoirs publiques les mettant en place (avec l'exemple phare des 35 heures ou alors que
cette mesure était sensée être génératrice d'emploi on a plutôt assisté a un accroissement du rythme de production dans un temps de travail plus court: produire en 35 ce qui l'était avant en 39h)


Voila, je m'arrete , a la relecture mon pavé (qui n'est pas pamphlet) me parait deja relativement indigeste mais peut être en aura-t- on l'occasion d'en rediscuter.


 


CR lounis 2. volant ST2N


 


 

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