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Juridique et Cgt.

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En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


Retraites: Estrosi a-t-il lu le projet de réforme?

Publié par cgtst2n sur 27 Octobre 2010, 17:52pm

Catégories : #Interprofessionnel

Christian Estrosi, invité lundi soir sur le plateau de «Mots Croisés» pour parler de la réforme des retraites, n’avait pas à l’évidence bossé à fond son sujet… À moins qu’il n’ait tenté de faire avaler n'importe quoi aux téléspectateurs.  Caramba, encore raté!

On pensait que le débat sur la réforme des retraites ne nous réservait plus aucune surprise. C’était oublier l'immense capacité de Christian Estrosi à innover, notamment en matière de bourdes affligeantes. Invité lundi 25 octobre sur le plateau de «Mots croisés» en compagnie de Laurence Parisot, François Chérèque et Bernard Thibault, le ministre de l’Industrie a fait la démonstration de son ignorance sur un sujet pourtant capital : celui de la réforme des retraites. 

Retour en arrière : lundi soir, dans Mors Croisés, François Chérèque évoque les deux piliers de la réforme –à savoir l’âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation-, et dénonce une aberration contenue dans ce texte : « vous avez raison de poser le problème de la justice vis-à-vis de l’âge. La réforme telle qu’elle est faite consiste à faire cotiser 44 ans les ouvriers et 41 ans les cadres ». Aussitôt, le ministre de l’Industrie vole au secours de ce projet de réforme et tente de couper le sifflet du leader CFDT : « ceux qui ont commencé à cotiser à 18 ans, prendront leur retraite à taux plein à 60 ans », assure-t-il.

Ce que contestent aussitôt François Chérèque et Bernard Thibaut. Face à la réaction outrée de Laurence Parisot et de Christian Estrosi, Chérèque précise quelques instants plus tard son propos. « Ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans cotiseront 43 ans. Ceux qui ont commencé à 18 ans, cotiseront 44 ans », détaille-t-il. Qui a dit que cette réforme était juste ?

« Ce n’est pas possible que vous disiez au ministre » qu’il ment, s’étonne alors Yves Calvi. Euh… si. Et c'est Laurence Parisot elle-même, « la marraine de la réforme des retraites » qui le dit: « Sur ce point, c’est vrai… », avoue la présidente du MEDEF, donnant ainsi raison à François Chérèque. Elle n'a pas vraiment le choix, cela dit : ces dispositions figurent dans le texte de loi. Encore fallait-il le lire. Ce dont Christian Estrosi, ministre de l'Industrie pas très industrieux, s'est apparemment cru dispensé!



Christian Estosi répond à Marianne : l’arroseuse arrosée !
Dans un article récemment publié sur votre site, vous avez cru bon de tenir des propos désagréables sur l’une de mes interventions dans l’émission « Mots croisés » ce lundi et dont, visiblement, le sens vous a échappé.

Plutôt que vous laisser aller un peu vite à la critique systématique dès qu’un membre du gouvernement s’exprime, je tenais à rétablir, pour votre bonne information et surtout celle de vos lecteurs, la stricte réalité des faits.

Je n’ai pas contesté le fait que les salariés ayant commencé à travailler à 16 ans devront prendre leur retraite à 60 ans, après 44 ans de cotisation pour ceux qui auraient travaillé sans interruption tout au long de leur vie active.

Si vous aviez écouté avec attention ou lu le script de l’émission que je me fais un plaisir de vous transmettre, vous auriez noté que c’est Laurence Parisot qui s’est opposée à François Chérèque et qui lui a ensuite donné acte sur ce point.

En ce qui me concerne, je suis intervenu pour réagir à l’affirmation de François Chérèque qui, répondant à Laurence Parisot, s’exclamait « il n’y a pas de mécanisme » (sous-entendu : de carrière longue).

Je ne pouvais en effet laisser dire une telle chose alors que dans le cadre de la réforme des retraites, il y aura bien un dispositif permettant aux salariés ayant commencé à travailler avant 18 ans de bénéficier d’un départ anticipé à partir de 60 ans, à partir du moment où ils ont cotisé le nombre suffisant de trimestres.

Plus précisément, les salariés qui ont commencé à travailler à l’âge de 17 ans pourront désormais bénéficier d’un départ anticipé à partir de 60 ans, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Si le gouvernement et le Parlement n’avaient pas pris cette décision, les salariés auraient été en effet amenés à cotiser jusqu’à l’âge de 62 ans, soit une durée de cotisation de 45 ans ! Cette mesure constitue donc, quoi que puisse dire M. Chérèque, une garantie certaine et un réel progrès par rapport à la situation antérieure.

Voyant dans le brouhaha du débat que mon propos n’avait pas été compris, j’ai tenu à préciser que je parlais bien de ceux qui avaient commencé à travailler avant le jour de leurs 18 ans, soit « 17 ans, onze mois, et quelques », ce qu’a encore contesté François Chérèque en détournant le sujet sur la durée de cotisation pour ne pas avoir à reconnaître ce progrès.

A la lumière de ces éléments, je vous invite donc à revoir ce passage de l’émission ou à en relire le script, et je vous serais reconnaissant de faire preuve à l’avenir d’un peu moins de condescendance et de parti pris lorsque vous voudrez commenter des débats qui portent sur un sujet aussi importants pour l’avenir de notre modèle social.
 
 
 

(Souirce Marianne2 )

 

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