Le maire (UMP) de Nice Christian Estrosi a annoncé lundi qu'il prévoyait de reprendre en régie municipale les transports publics de la cinquième ville de France et qu'il abandonnait les négociations en cours avec Veolia-Transdev, l'opérateur actuel, et Keolis (filiale de la SNCF).
Ce contrat de transports publics, qui concerne les bus et les tramways et dont le montant avoisinerait 100 millions d'euros, est l'un des plus importants de l'Hexagone. D'ici à la décision définitive du conseil métropolitain (46 communes autour de Nice), qui devrait se prononcer en septembre, Veolia-Transdev continue à assurer le service.
"Il nous apparaît que les offres ne correspondent pas aux attentes de la collectivité (...) J'ai donc décidé de proposer au conseil métropolitain l'abandon de cette procédure et que l'hypothèse d'une reprise en régie soit envisagée", a annoncé M. Estrosi à la sortie d'une réunion du conseil des élus de la métropole niçoise, soulignant qu'il n'y avait pas d'alternative au scénario d'une mise en régie.
"Paris, Marseille, Toulouse administrent déjà en régie leurs transports publics. Plus j'avance et plus je suis convaincu que l'administration d'un grand service public par la collectivité elle-même apporte de l'efficacité, de la reconnaissance à l'ensemble de nos administrations et répond aux attentes de nos usagers", a ajouté l'élu.