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Juridique et Cgt.

Juridique et Cgt.

En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


EDF :"Non à loi NOME"

Publié par cgtst2n sur 7 Juillet 2010, 07:31am

Catégories : #Soutiens

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La loi Nome, c’est quoi ?

 

La loi NOME programme théoriquement la disparition des tarifs réglementés vert et jaune. C’est donc l’ouverture totale à la concurrence pour les professionnels dont le compteur présente une puissance souscrire supérieure à 36 kVA.

 

Elle inscrit également dans la loi le partage de la rente nucléaire entre les fournisseurs. EDF se verra ainsi contraint de céder l’électricité à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie) à un prix inférieur à celui qu’il pratique actuellement.

Ce partage est limité à 120 TWh par an, soit un peu moins d’un tiers de la production nucléaire française. Cela laisse entrevoir des changements de fournisseur potentiels de près d’un tiers des ménages (10 millions de sites) pour souscrire à des offres de marché durablement inférieures aux tarifs pratiqués par EDF.

 

Enfin, la loi NOME prévoit une réforme de l’organisation de la Commission de Régulation de l’énergie (CRE). Elle se voit conférer un rôle d’arbitre et de gendarme du partage de la rente nucléaire, fixant les prix et réglant les litiges entre fournisseurs.

La facture explose, EDF se fait piller

Depuis des années, EDF produit à bas prix, les tarifs étant régulés. Comparativement, en 2001, le prix de l’électricité pour les ménages français

était 0.091 € le kWh contre 0.105 € sur les 15 pays de l’Union Européenne.

Plus impressionnant en 2009, en France le prix était de 0.092 (soit quasiment

le même prix que huit ans auparavant) contre 0.135 pour l’Union Européenne. Les français, grâce à EDF, grâce à la France était ainsi réellement privilégiées.

La donne a changé à présent. Bruxelles a les rennes et a fait passer la loi Nome. EDF dénonce un « pillage » de l’entreprise à travers cette loi. S’agirait-il d’abattre aussi ce service publique? En tous les cas, les conséquences pour les français se ressentira très rapidement à travers leur porte-monnaie car ce qui est dénoncé comme étant un « paradoxe de la libéralisation » par certains, est que la mise en concurrence des opérateurs historiques entraîne une hausse des prix. Pour financer les investissements nécessaires, EDF va hausser les tarifs.

 

Source: fournisseurs-electricite, challenges

Le 27 juin 2010
www.poursavoir.fr
LES TARIFS D'ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !!!! À TERME, L'USAGER PEUT S'ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S'EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ. NE LAISSONS PAS FAIRE !

Energie (loi NOME)

Très chère électricité

lundi 30 août 2010, par Frédéric Dayan

La loi Nome, en ouvrant à la concurrence le marché de l’électricité, devrait entraîner de très fortes hausses des tarifs. Des syndicalistes tirent la sonnette d’alarme.

Un article de Cyrielle Blaire publié dans le mensuel aux syndiqués CGT Ensemble ! de septembre 2010.

Voir en ligne : « Des syndicalistes révèlent des informations. »

Jusqu’ici la France, grâce à son parc nucléaire, proposait une électricité 30 % moins chère que dans le reste de l’Europe. Mais cette exception française est sans doute révolue. La loi pour la Nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome), adoptée en juin par l’Assemblée et qui sera examinée miseptembre au Sénat, va obliger EDF à céder, au nom de la libre concurrence, un quart de sa production nucléaire à prix coûtant à d’autres fournisseurs. Ces entreprises privées pourront ensuite la revendre à un prix bien plus élevé que le tarif actuel. GDF Suez, Poweo et Direct Energie peuvent enfin se frotter les mains… Mais comment en est-on arrivé à un tel scénario catastrophe pour le consommateur ? Bruxelles cherche depuis longtemps à mettre en place un marché européen de l’électricité. Mais pour cela, il lui faut en finir avec les tarifs réglementés français. La Commission européenne a donc menacé la France de sanctions pour « aide illégale »aux entreprises. Le gouvernement a aussitôt cédé. La loi Nome devrait accélérer la mise en concurrence et préparer l’homogénéisation – par le haut – des prix européens. En commençant par forcer EDF à céder une partie de sa rente nucléaire aux appétits du privé. « C’est un véritable hold-up ! La France a investi dans une industrie nucléaire pour permettre son indépendance énergétique. Ce parc, qui appartient à EDF, a été financé par la facture des usagers »,rappelle Marie-Claire Cailleteaud, de la fédération CGT mines-énergie. Les fournisseurs privés pourront à l’avenir vendre l’énergie française à l’étranger, créant sur notre sol une pénurie. « On s’attend à une forte hausse pour les particuliers comme pour les entreprises alors qu’on est en période de crise », se désole Arnaud Faucond, de l’association de consommateurs Indecosa-CGT. L’exemple des grandes pannes en Californie après la privatisation du secteur est révélateur. En 2000 et 2001, le courtier Enron avait volontairement provoqué des coupures pour faire augmenter les prix. Les tarifs avaient grimpé de plus de 40 % pour les usagers. Devant l’ampleur de la catastrophe, l’État californien s’était réapproprié le secteur.


 

 

 

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