Les salariés veulent les fruits de l’embellie
L’entreprise SOVAB de Batilly est une filiale de Renault appartenant à la Division des Véhicules Utilitaires du groupe automobile.
Elle est secouée depuis le 5 octobre par un conflit unitaire mené par les syndicats CGT, CFTC et SUD qui rassemblent plus de 350 grévistes.
La production est à l’arrêt et la direction traîne des pieds pour négocier.
La grève a été déclenchée après des mois de négociations, une douzaine de réunions infructueuses desquelles les délégués du personnel sont systématiquement ressortis déçus, avec le sentiment d’avoir été "méprisés" par leur Direction. Dans un communiqué, les trois syndicats rappellent que les salariés ont été appelés à faire des efforts face à la crise en acceptant la suppression de leurs primes d’intéressement (2000 €).
Mais lorsque la production repart à la hausse, que l’entreprise annonce des bénéfices colossaux et que l’on demande aux ouvriers de travailler davantage, on leur refuse la reconnaissance de leur travail.
On leur a déjà fait l’honneur de les associer à la traversée de la crise, pas question de les faire profiter de l’embellie, s’insurgent les syndicats.
Les salariés revendiquent 1000 euros ainsi qu’une compensation de 200 euros pour la mise en place de nouveaux horaires.
La direction quant à elle se retranche en renvoyant la question aux négociations annuelles obligatoires au niveau du groupe Renault, donc à début 2012.