Sarkozy assure que les 35 heures 'uniformes et obligatoires n'existent plus'
Le chef de l'Etat a plaidé en faveur 'd'un dispositif unique d'accompagnement des salariés licenciés économiques',
jeudi lors de ses voeux aux partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy a assuré jeudi à l'occasion de ses voeux aux 'forces vives' que les 35 heures 'uniformes et obligatoires' n'existaient 'plus' et qu'il n'y avait pas de sujet 'tabou', à condition de 'ne pas toucher au pouvoir d'achat des salariés' et de 'ne pas peser sur la compétitivité des entreprises'.
(source Afp)
A la lecture de cet extrait on comprend pourquoi la Cgt a eu raison de ne pas se rendre aux voeux du président.
Quoi qu'il en soit pour les salariés l'avenir n'est pas rose, avec un tel état d'esprit, nous avons du souci à nous faire, l'attaque arrivera sur plusieurs fronts.
Traminots il faut rester sur nos garde.
56% des Français opposés à la fin des 35 heures
Un sondage exclusif L’Humanité-Harris Interactive révèle aujourd’hui 7 janvier que plus de la moitié des Français (56%) sont opposés à la suppression des 35 heures.
Et ce chiffre monte à 77% dès lors que l’on interroge les salariés qui en bénéficient.
Ils sont par ailleurs 51% à estimer que que la productivité des salariés n’augmenteraient pas en cas de suppression du dispositif et 55% pensent même que la suppression des 35 heures serait facteur de détérioration des conditions de travail sans pour autant générer la relance de la croissance.
Ce sondage vient à point dans le débat qui s’est ouvert sur le temps de travail.
Sur ce sujet, s’exprimant dans l’émission de Jean-Michel Aphatie sur RTL ce vendredi, Bernard Thibault a estimé que "le temps de travail va être de nouveau d’actualité, mais pour une raison qui n’a pas encore été abordée puisqu’il se trouve que le comité européen des droits sociaux vient de déclarer la loi française sur le temps de travail de Xavier Bertrand non conforme à la charte européenne des droits sociaux", notamment sur le forfait jour et les astreintes.
"Ce n’est pas vers un abandon de la référence aux 35 heures que nous allons aller (...) c’est pour avoir un accord plus conforme au droit européen", a-t-il lancé.