Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Juridique et Cgt.

Juridique et Cgt.

En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


Developper Amplifier l'Action

Publié par cgtst2n sur 15 Septembre 2010, 18:00pm

Catégories : #Interprofessionnel

Nice, le 15 septembre 2010

001APRES LE SUCCES DU 7 SEPTEMBRE : DEVELOPPER, AMPLIFIER L’ACTION

Le succès incontestable de la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre est la démonstration du rejet par les salariés de la prétendue « réforme » des retraites, comprise et ressentie par tous les concernés comme une attaque inacceptable contre les retraités d'aujourd'hui et de demain, c'est-à-dire contre tous les salariés. La participation aux manifestations a été partout plus massive que le 24 juin, et les débrayages plus suivis. Les travailleurs des entreprises privées, y compris de petites entreprises, ont été largement présents, ainsi que nombre de jeunes, de chômeurs, de retraités. Il s'agit bien d'un cri d'indignation de l'ensemble du monde du travail contre les mesures sur les retraites et, plus généralement, contre la politique anti ouvrière du gouvernement.

Personne ne peut avoir la naïveté de croire que cette journée, malgré l'expression claire de la volonté des salariés, suffira pour faire reculer le gouvernement. Le débat parlementaire n'est qu'une mascarade parce que le gouvernement dispose d'une majorité confortable au Parlement, une majorité toute dévouée au grand patronat qui réclame depuis bien des années des mesures pour faire des économies sur la caisse de retraite. Tout au plus, est-il question de se pencher sur ceux qui ont une activité particulièrement pénible. Mais c'est de la poudre aux yeux ! Pour l'écrasante majorité des salariés, prolonger au-delà de soixante ans une activité qui leur est imposée pour gagner leur vie est intolérable. Depuis plusieurs mois, les domestiques du grand patronat dans les ministères, dans les médias, parmi les économistes, nous débitent des balivernes sur la nécessité de reculer l'âge de départ en retraite et l'accroissement du nombre d'annuités de cotisation. Et des propagandistes patronaux qui, de toute leur vie, n'ont jamais rien fait de leurs dix doigts d'expliquer à tous, y compris aux travailleurs sur chaîne de l'automobile, aux ouvriers du bâtiment, aux caissières de supermarché, usés, vidés à 60 ans, qu'ils peuvent travailler bien au-delà ! Tous les travailleurs un peu âgés à la recherche d'un emploi savent pourtant que pour n'importe quel patron, à 50 ans déjà, on est trop vieux ! Et pendant qu'on nous répète qu'il faut que les travailleurs âgés travaillent plus longtemps, des centaines de milliers de jeunes, plus du quart des jeunes à la recherche d'un emploi n'en trouvent pas. Et quand ils en ont un, c'est une mission d'intérim, précaire, mal payée. Le véritable but du gouvernement n'est pas de donner du travail aux vieux, ni aux jeunes, c'est de racketter les travailleurs en réduisant le montant de leur retraite. Cette politique gouvernementale menée depuis dix-sept ans est un choix. La quantité de richesses produites depuis 1970 a doublé entre autres du fait de l'augmentation de la productivité du travail, ce qui devrait permettre sans aucun problème de consacrer une proportion égale ou supérieure au paiement des retraites... et des salaires. Mais c'est le contraire qui se passe, justement parce que depuis des années, la politique patronale consiste à réduire la part du revenu consacrée aux salaires et aux retraites, en augmentant la part des profits... qui ne servent à rien d'autre qu'à la spéculation. Répéter des mensonges n’en fait pas des vérités. La campagne que le gouvernement et le patronat mènent ne consiste qu'à répéter ce même mensonge. Il y aurait selon eux un incontournable problème démographique, la proportion actuelle de deux actifs pour un retraité deviendrait un pour un en 2050, en raison de l'augmentation de l'espérance de vie des plus de 60 ans, en principe retraités. Le déficit créé par cette situation serait intenable si la « réforme » n'avait pas lieu. De tous les éléments de cette affirmation avancée avec aplomb, il n'y en a qu'un de vrai : l'augmentation, pour l'instant en tout cas, de l'espérance de vie. C'est tant mieux, et c'est, notamment, un résultat des progrès sociaux de ces dernières décennies, dont l'abaissement de l'âge légal de départ en retraite. Encore conviendrait-il de rappeler l'espérance moyenne de vie en bonne santé, qui chez les ouvriers, ne dépasse pas 60 ans. Mais tout le reste est fallacieux. Il est faux par exemple que la réforme permettrait de maintenir les « seniors » au travail plus longtemps. L'économiste Bernard Friot démontre que, en dix-sept ans de « réformes » successives visant depuis 1993 à augmenter la durée nécessaire pour une retraite complète, l'âge moyen de cessation d'activité n'a pas augmenté, il n'atteint toujours pas 59 ans. Et pour cause : les emplois n'ont pas cessé de diminuer et le niveau du chômage atteint ces dernières années n'a fait qu'aggraver la situation. Les femmes encore plus pénalisées. La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) s'était penchée dès juillet sur les conséquences pour les femmes de la réforme des retraites. Qu'il y ait des différences de retraite entre hommes et femmes, on n'avait pas besoin de la Halde pour le savoir. À travail égal, il n'y a jamais eu salaire égal, les femmes touchant en moyenne 27 % de moins que les hommes. Du fait de ces différences de salaire, de la précarité du marché du travail pour les femmes obligées d'accepter des CDD, des temps partiels et des interruptions de travail pour élever les enfants, leurs retraites sont inférieures en moyenne de près de 40 % par rapport à celle des hommes. Et c'est sans parler de toutes celles qui doivent se contenter du minimum vieillesse : en 2004, 76 % des 600 000 bénéficiaires. Mais les femmes partent aussi plus tard en retraite, une femme sur trois devant attendre d'avoir 65 ans pour toucher une retraite à taux plein, contre un homme sur vingt. Avec le report à 62 ans de l'âge légal de départ et à 67 ans de l'âge pour partir avec une retraite sans décote, les inégalités vont encore s'accroître entre hommes et femmes. Et c'est sans compter sur l'explosion du chômage et de la précarité (au second trimestre 2010, 60 % des embauches sont des CDD de moins d'un mois) qui réduiront encore leurs revenus. C'est bien évidemment une discrimination de plus envers les femmes mais c'est aussi la conséquence directe de la politique du gouvernement et de sa réforme des retraites. Et c'est une raison de plus pour refuser ce projet de réforme. Alors, il faut faire reculer le gouvernement et le patronat. C'est possible. Juppé a bien dû reculer en 1995 et Villepin en 2006. S'ils ont dû reculer, ce n'est pas à la suite d'une seule journée, mais parce que la succession de débrayages, de manifestations, de moments forts, ont témoigné d'un mouvement qui se généralisait et dont ils craignaient de ne pas pouvoir contrôler le développement. A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales.

 TOUS EN GREVE LE JEUDI 23 septembre 2010

RASSEMBLEMENT à 10H00 Place Masséna à NICE

                 APPEL DE LA CGT  A TOUS LES SALARIES.

 

001

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Articles récents