
« L’argent public doit financer l’emploi en France » mardi 19 juin 2012, par Sabine Ferry De nombreux exemples montrent que l’emploi industriel en France est menacé. Illustration en Savoie avec le projet de fermeture de l’établissement Camiva, situé à Saint Alban-Leysse, annoncé le lendemain du second tour de la présidentielle. La CGT propose des alternatives pour éviter un « gâchis industriel et humain » et organise une table ronde le 19 juin 2012. La CGT a organisé le 5 juin 2012 une journée d’étude et un débat sur l’avenir de l’industrie en Savoie. Elle a ainsi exposé son projet de développement de la filière d’équipements de matériel incendie et de sécurité en France sous l’égide de Renault Trucks Défense. Projet présenté au personnel le 8 juin dernier et ayant recueilli l’aval de 144 salariés consultés à bulletin secret. « Les équipements fabriqués à Camiva sont des produits indispensables pour assurer la sécurité des biens et des personnes. » La restructuration du groupe en Europe devait entraîner la fermeture d’un établissement en Autriche et de deux établissements en Allemagne, en plus de la France. L’expert du Comité d’Entreprise a constaté que le projet présenté par la direction comportait plusieurs irrégularités qui laissent à penser que sa seule finalité est bien d’augmenter les dividendes des actionnaires, selon une lettre ouverte de la CGT adressée à la population. Pour la CGT, l’entreprise et l’emploi doivent être maintenus sur le site de Saint Alban-Leysse. L’argent public doit financer l’emploi en France. Elle propose à l’Etat, aux responsables politiques régionaux, départementaux et au patronat, une table ronde pour débattre de ce projet avec les salariés le 19 juin 2012.