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Juridique et Cgt.

Juridique et Cgt.

En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


Salarié-e-s à part entière

Publié par cgtst2n sur 29 Juin 2012, 06:54am

Catégories : #La Cgt

L'actualité électorale est terminée Depuis 10 jrs une majorité est constituée. 

 

Ceci ouvre un nouveau temps. Nous nous y inscrivons pleinement par:

- La lettre au Premier Ministre remise par Bernard Thibault.

- La déclaration commune de la "Plate Forme 12" du Vendredi 22 juin 2012 prenant acte de la fin du temps électoral.

- L'entretien de M.VALLS Ministre de l'Intérieur dans le journal "LE MONDE" du jeudi 28 JUIN 2012  (chapeau d'entretien: "être de gauche, ce n'est pas régulariser tous les sans papiers").

- La déclaration de la CGT " travailleur-e-s sans papiers, salarié-e-s à part entière" du 28juin 2012.

 

 ( http://www.cgt.fr/Salarie-e-s-a-part-entiere.html )     

 

 Communiqué de la Cgt: Salarié-e-s à part entière jeudi 28 juin 2012 Il y a 2 ans, les 18 et 24 juin 2010, suite au mouvement de grève des travailleurs sans papiers, le gouvernement sarkosyste publiait des critères de régularisation pour les travailleur-e-s, dits « addendum ».

 

Caractérisés par le « groupe des 11 », dont la CGT, comme une « avancée significative », ces textes seront complétés le 15 octobre et le 5 novembre 2010.

Ce mouvement, développé tout au long du quinquennat sarkosyste, a d’ores et déjà permis , grâce à la pression exercée par les salariés eux-mêmes et malgré les blocages préfectoraux et les discours anti-immigrés consécutifs à celui de Grenoble, la régularisation de plusieurs milliers de travailleur-e-s sans papiers (5000 l’ont été avec la CGT).

Mais dans ce conflit social mené par des milliers de travailleur-e-s « délocalisés sur place », il ne s’agit pas que de « papiers » : des centaines de salarié-e-s des services à la personne ou de la restauration sont sorti-e-s du travail au noir, des centaines d’intérimaires ont été reconnus en tant que tels, de très nombreux travailleur-e-s ont vu leur pseudo-temps partiel transformé en temps plein, leurs salaires haussés aux normes françaises, leurs conditions de travail sensiblement améliorées…

 

Notre engagement syndical avec les travailleur-e-s sans papiers, a pour ambition, dans l’intérêt de ces salariés et de tous les salariés, de bousculer positivement le marché du travail, dorénavant internationalisé dans les faits. « Les travailleurs migrants n’ont vocation à être ni victimes, ni vecteurs de la déréglementation sociale ».

 

Chaque année de présence, donc de travail, non régularisée est une période où le salarié est sans droits effectifs, contraint à accepter n’importe quelles conditions de travail. Cette situation doit cesser. Et le faire est le contraire du laxisme.

 

C’est le seul moyen efficace pour lutter contre le dumping social et la concurrence de tous contre tous. Enfin, à l’heure où il s’agit de préserver notre modèle social, conquis par des décennies de luttes, il n’est pas inutile de rappeler que 100 000 travailleurs hier contraints au travail « au noir » par leur employeur et enfin déclarés, ne serait-ce qu’au niveau du SMIC temps plein, apporteraient 280 millions d’euros aux comptes sociaux.

 

Faire en sorte que les travailleur-e-s sans papiers, qui sont déjà sur le marché du travail, aient le même traitement que les autres, c’est leur permettre par exemple de changer d’employeur, ou d’être reconnus comme intérimaires, ou d’avoir une durée hebdomadaire du travail spécifique à la branche (comme dans l’aide à la personne ou le nettoyage). C’est aussi leur permettre de dépendre du Ministère du Travail, comme les autres salariés. Il s’agit donc aujourd’hui de franchir une étape qualitativement nouvelle. Au delà de l’essentielle régularisation des salarié-e-s grévistes, qui, par leur détermination et leur engagement dans l’action, ont permis de faire "bouger les lignes" dans la société, et avant que ne soit concrétisée la nécessaire réforme du Code du Travail et du Céséda (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) , il est maintenant urgent d’ouvrir des négociations, que nous voulons sereines et responsables, à partir des points définis par la CGT et les autres signataires de la "Plateforme 12". D’ici ou d’ailleurs, nous sommes tou-te-s des travailleur-e-s !

 

Montreuil, le 28 juin 2012  

 

 

Communiqué commun : vendredi

 

 

22 juin 2012 CGT, FSU, UNEF, Autremonde, La Cimade , Collectif 31 mai, Femmes Egalité, JOC, LDH, MRAP, RESF, SOS Racisme Le 29 mai dernier, le Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT a reçu en mains propres une lettre ouverte signée par les premiers dirigeants des douze organisations constituant la « Plateforme 12 » (CGT, FSU, UNEF, Autremonde, La Cimade , Collectif 31 mai, Femmes Egalité, JOC, LDH, MRAP, RESF, SOS Racisme) appelant à l’organisation d’une rapide rencontre sur la question des travailleurs-euses migrants sans papiers et étudiant-e-s étranger-e-s.

 

 Nos organisations se sont félicitées de l’abrogation de la scandaleuse circulaire du 31 mai 2011, dite circulaire Guéant. Elles souhaitent que le nouveau texte (31 mai 2012) paraisse rapidement au JO pour faciliter son application. Pour autant, de nombreuses questions concernant l’égalité de traitement entre étudiants français et étrangers restent pendantes. Nous réaffirmons avec force, comme le proclame notre plate-forme commune, l’idée suivante : « Dans leur très grande majorité, les migrants, qu’ils soient avec ou sans papiers, sont des travailleurs-euses ou des futurs travailleurs-euses. Ils n’ont vocation, ni à être victimes de la déréglementation sociale, ni à en être les vecteurs. Ils ne prennent le travail de personne. Ils sont partie intégrante du salariat. »

 

Les élections, tant présidentielles que législatives, sont maintenant passées. Une majorité existe, qui a souvent exprimé sa solidarité vis à vis de ces travailleurs, étudiants et jeunes majeurs scolarisés. Il est maintenant temps de construire les fondements d’une nouvelle politique assurant l’effectivité de « l’égalité de traitement entre Français et Etrangers dans les études comme au travail », garantie par des textes législatifs ou réglementaires.

 

Nous, acteurs sociaux, saurons y participer avec la sérénité et la responsabilité qui s’imposent, et la rencontre que nous avons sollicitée auprès du Premier Ministre doit marquer l’ouverture de ce dialogue.

 

Paris, le 22 juin 2012

 

http://www.plateforme12.org   

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