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Juridique et Cgt.

Juridique et Cgt.

En général, le juridique, les retraités, la Cgt, les transports urbains et autres transports dans les Alpes Maritimes.


Inégalités de salaire, Les femmes toujours pénalisées

Publié par cgtst2n sur 19 Août 2010, 10:46am

Catégories : #La Cgt

logo cgtLes femmes toujours soupçonnées et pénalisées

mercredi 18 août 2010, par Frédéric Dayan

Qu’elles aient ou pas interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants, les femmes gagnent en moyenne 17% de moins que les hommes . Un écart d’autant plus injuste que dans la tranche d’âge 39-49 ans qui a fait l’objet d’une étude de l’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques et de l’Institut national d’Etudes démographiques, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes.

En effet, 19% d’entre elles ont obtenu au minimum un baccalauréat plus trois contre 17% ches leurs collègues masculins. « Avoir ou ne pas avoir d’enfants ne paraît pas influencer significativement le salaire horaire », souligne l’étude.« Tout se passe comme si les femmes qui n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière n’ont pas pu envoyer un signal crédible aux employeurs sur leur engagement à long terme », indique l’étude. Une fois embauchées, les femmes sans enfants restent ainsi l’objet d’une « suspicion d’un moindre attachement à leur poste » de la part de leurs employeurs.

Quelles sont les causes de cet écart ?

L’étude pointe que 30% du différentiel de salaire sans interruption de carrière est lié au fait que les hommes occupent « moins souvent des emplois à temps partiel », travaillent dans « des secteurs économiques plus rémunérateurs » ou occupent « des postes plus élevés ». En d’autres termes, 70% de l’écart reste injustifié. A noter que cet écart persistant est une des causes d’une autre inégalité entre femmes et hommes car la faiblesse des rémunérations et la précarité d’emploi tirent à la baisse les niveaux de pensions de retraite des femmes.

Une discrimination pure

Interrogée dans l’Humanité du 17 août, Rachel Silvera (économiste à l’espace Syndicalisme et Société de la CGT, maîtresse de conférences à Paris-X) estime que "cette étude montre qu’il existe une vraie discrimination qui va au-delà de l’écart salarial dû au décrochage tout au long de la carrière pour maternité ou temps partiel. Il y a une discrimination indirecte dans le sens où ce n’est pas seulement au moment des maternités que les femmes subissent des retards de carrière. Il existe une suspicion de la part de l’employeur le conduisant à ne pas confier les mêmes responsabilités aux femmes qu’aux hommes, à ne pas les promouvoir pareillement car il a en tête qu’elles vont avoir des enfants et donc ne vont pas être disponibles. Quand elles sont plus âgées, l’employeur pense d’emblée qu’elles vont s’occuper de leurs parents. Il gardera toujours à l’esprit ce lien même quand il 
n’existe pas ou quand il n’est pas prouvé. C’est vraiment une discrimination pure. [...] On considère encore que le salaire des femmes est un salaire d’appoint, qu’il n’est donc pas dramatique qu’elles soient moins payées que les hommes. La tolérance sociale est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit de femmes défavorisées. On est indifférent au fait que ces personnes puissent avoir des temps de travail très courts et des conditions de travail déplorables. Les négociations dans les entreprises restent très faibles. On parle de menaces de sanctions sans passer à l’acte.


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J'ai lu dans le Patriote un article qui rendait hommage à 4 femmes du département pour fait de guerre, je pense qu'il est bien aujourd'hui de la partager :


"Les femmes dans la résistance" (20/08)


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Revue de presse





Les femmes dans la résistance


vendredi 20 août 2010 / "le Patriote"




Daniel CLOUCHOUX a eu l’idée de recueillir pour le Patriote des souvenirs de résistants du terroir ayant rempli le rôle de « courrier »,c’est-à-dire d’agents de liaison pour la
Résistance, acheminant des messages, mais aussi parfois des armes. Il a choisi des personnes qu’il avait connues après son arrivée dans la région en 1952 dans diverses circonstances et dont
il lui a été donné d’apprendre par la suite ce qu’elles avaient fait sous l’occupation. Il les a rencontrées, leur a fait évoquer leurs souvenirs, leur a remis le texte qu’il avait rédigé, et
s’est mis d’accord avec le journal pour que ces récits paraissent à l’occasion le l’anniversaire de la libération de Nice, agrémentés « qui plus est » d’une photo d’époque, et d’une
plus récente. S’il a mené à bonne fin la tâche qu’il s’était assignée,c’est parce qu’il tenait à illustrer par quelques exemples l’engagement de jeunes femmes-enfants dans la Résistance,
estimant que ce qu’elles ont accompli -et elles ont été nombreuses à le faire au péril de leur vie - n’était pas toujours mis en évidence. Ce que Daniel a voulu faire revivre, près de
soixante dix ans après avec beaucoup de sensibilité,c’est la situation de ces jeunes filles,de ces jeunes femmes qui ont trouvé tout naturel de faire ce qu’elles ont fait,connaissant le
danger qu’elles encouraient,mais désireuses de porter des coups à l’occupant,d’agir pour que la France soit libre et que leur vie connaisse un autre destin. Toutes ont ensuite lutté pour
transformer la société,la rendre plus humaine,plus juste,en militant au sein du parti communiste, de la CGT,de l’ANACR... ou en travaillant pour le Patriote. Bravo pour cette originale autant
qu’émouvante initiative. Louis FIORI Ancien Résistant


Maryse BECCATINI née REVELAT « ANDREE » Née le 22 Août 1928 à LA TRINITE « ANDREE » avait seize ans,pseudo choisi pour continuer le travail
clandestin interrompu de son jeune oncle André BAGGIANI de LA TRINITE,arrêté,condamné,emprisonné. Déjà sa mère, résistante de la première heure, la chargeait souvent en sortant du collège, de
déposer des chaussures à réparer chez un cordonnier. Ces chaussures allaient et venaient, elles intriguaient ANDREE qui ne posait pas de questions, ce qui était la règle en cette période
noire. En fait le cordonnier, résistant de la M.O.I cachait des messages dans les talons. ANDREE est courrier : son rôle est de recevoir des messages et les transmettre avec beaucoup de
précautions.


L’été 1944 elle avait un rendez-vous à NICE avec un responsable du Front Uni de la Jeunesse Patriotique (FUJP).Parfois elle retrouvait les mêmes contacts et d’autres fois ce sont des inconnus
avec un mot de passe et un signe reconnaissable indispensable. Ce jour là elle apportait la « collecte » pour le maquis : c’étaient des petits bons de deux centimètres sur dix
intitulés « je verse 20 francs pour le maquis pour chasser les boches, pour une France libre. Ces petits papiers étaient dangereux s’ils étaient trouvés, aussi il était convenu avec les
donateurs de les détruire, ou les mâcher et les avaler.


Un jour elle devait communiquer des renseignements sur un petit dépôt d’armes de l’Ariane et du fort de la Drette.Avant de la quitter le camarade lui remet une grande enveloppe épaisse, pour
la garder chez elle parce qu’il logeait à l’hôtel et ne pouvait pas la laisser dans sa chambre. A Risso elle prend le tram, par prudence elle s’installe côté unique. Un allemand monte
vérifier les papiers des hommes, les sacs et les filets des femmes. ANDREE voyant de loin l’allemand avancer s’asseoit sur le paquet et déplie sa jupe. L’allemand s’approche, ANDREE sent son
coeur battre de peur, l’allemand la regarde, lui sourit et sans la contrôler descend du tram qui arrivait à son arrêt. Arrivée à la maison elle ouvre le paquet il y avait deux révolvers. Elle
se mit à pleurer et claquer des dents tellement la peur l’avait tenue jusqu’à la maison. Ce jour là elle avait eu de la chance.


Le 22 Juillet 1944 alors qu’elle allait chercher du lait dans une ferme voisine elle remarque un attroupement de soldats devant l’école. Etant jeune courrier de la résistance, prudente elle
ne s’attarde pas. Elle fait un détour et se retrouve près du lieu où dissimulée dans les branchages elle assiste à l’exécution de Charles ALUNNI et Claude MENDRJISEZKI par les allemands. Très
choquée par ce qu’elle venait de voir, avec une très forte peur, fermant les yeux, elle resta figée au sol et eût beaucoup de mal à se ressaisir.


C’est ce souvenir douloureux qui l’a aidée à ne pas baisser la tête, et elle s’engagea pour toujours ( pour la justice, la dignité, la liberté) dans la résistance. Ce sont quelques souvenirs
qui ont beaucoup marqué Maryse, et lorsqu’elle les évoque on perçoit dans sa voix l’angoisse d’un mauvais souvenir qui lui revient. Elle adhère au Parti Communiste Français en 1945. Elle est
élue au Bureau Départemental de l’Union des Femmes de France. Elle reçoit la médaille de la Résistance. Elle devient la trésorière du Comité de NICE-ANACR


Jacqueline LAUTIER née CONSALVI « GINETTE » Née le 16 AVRIL 1926 à NICE Fille de cheminot,à seize ans elle va à l’École de Commerce de Nice pour
devenir Secrétaire-Comptable, travaille en alternance en entreprise. Pour apprendre à écrire à la machine elle s’amusait à taper sur des étiquettes « A bas les boches, Vive la
France » et le soir avec les Amis ils allaient les coller sur les murs et en mettre dans les boîtes aux lettres.Au début c’était presque
une jeu inconsciemment.


Un matin de 1943 le port fût cerné par la 18° Brigade de police Française mitraillettes au poing ;les jeunes en question furent arrêtés.Ils devaient apprendre plus tard, après la
libération qu’un certain inspecteur « Tornier » avide d’avancement, avec l’aide d’une indicatrice « Gaby la boiteuse »,était à l’origine de leurs arrestations. Ils furent
relâchés, faute de preuves, mais étant fichés par la gestapo,les Amis leur avaient conseillé de partir ailleurs.


Pendant quelques temps elle travailla dans une imprimerie clandestine avec Laurent GIAUME.Plusieurs perquisitions eurent lieu chez elle du fait de ses activités et de celles de son père (déjà
parti dans l’Ardèche).Sur les conseils de la résistance elle décida d’aller à MARSEILLE où elle n’était pas connue.


Arrivée à Marseille, seule,un peu désemparée,avec un mot de passe pour le contact,elle erra trois jours.Le contact avait été arrêté quelques jours avant.Elle a la chance de rencontrer,par
hasard,un résistant « MATELOT » qui l’aida à prendre contact avec ASTEGIANI René dit « MICHEL »,dont elle devint le courrier, et entra dans l’action de la
résistance : fournitures de fausses cartes d’identité,liaisons et transport d’armes en région Marseille et Vaucluse.


Elle participa à la lib&eacut





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